Le Secret Américain: What I Discovered Working in the U.S.

Translated by Mégane

Mégane

5  min read & audio 

Mégane, a native of Gien, France, and I met in a café, one wintry afternoon. We sat down to discuss her experience working in America. What unraveled was her initial struggle with America’s prevalent and powerful networking culture. As a part of our Work Abroad series, Mégane gives a fresh insight into her professional journey in America.

“Events usually start at 7pm. The invite would ask you to get there at 6 pm, so you could have drinks and talk to people. I would show up around 6:45 or 6:50 pm making sure that I didn’t have too much time talking to people I didn’t know,” said Mégane laughing as she vividly recounted her story. “Having to walk up to people and be like ‘Hey, I am Mégane, I’m nice. I do this. How about you?’ That’s not always easy, especially when you don’t know anyone, and you don’t feel legitimate enough.”

Mégane just finished her first year working at the French Consulate in Chicago. Before this, she had no familiarity with the concept of networking, however, it quickly became a major component of her job.

France vs. America

What is the biggest difference about working in America?

Networking is not a part of the business culture in France. It doesn’t exist there like it does here. We have never been educated on how to do this; we were not really confronted with this in school. So people don’t do it. Americans are used to talking to people, introducing themselves, and selling themselves; it’s something they grow up doing. Therefore, Americans are better at it than us.

How so?

For example, take a small thing like a presentation: a French guy vs. an American guy. The French guy will be boring. He’ll have a PowerPoint and read from the slides because that is what he was taught in school. But the American looks at you while he talks. He tells a story. You think to yourself, “where is he going with this.” Then he links the story with the subject and his experience. He is more engaging. It is the same way with networking.

Networking events are so popular here. Do you have them there?

 There are some but not nearly as many as in America. Also, France doesn’t have a structure like the chamber of commerce or trade associations to organizes those events. That’s how people get jobs here. It’s different in France.

How do people get jobs there?

In France, it is much harder. Either you send 140 emails to apply for job, which I did, or you use the relationships of your family or friends. Therefore, I feel like I must rely on my education, not my personality, in order to sell myself to someone. Degrees are less important in the United States.

How has learning to network changed you?

The way I interact with people has changed. When I go home to visit my friends and family, they tell me this. I feel more comfortable introducing myself and talking to people I don’t know. Because of my personal growth, I’m thankful for this new skill.

What lessons have you learned?

I hope my experience and reflections are useful to many French and other non-Americans looking to gain networking skills or faced with its overwhelming task. After being here for a year, this is what I learned about networking:

  1. It helps to have a back-up in the room, even if you don’t talk to him or her all night. It just feels good to have someone you know there.
  2. You gain more confidence by going to events, repeatedly. Do it and say to yourself, “what is the worst that could happen?”
  3. Language is not a big barrier like you might think. People are more open-minded about that in America.
  4. Most importantly, have fun.

In the End

“Back then I was new at my job. I was afraid of people not talking to me, being lonely, or people thinking I am too young. At some point, you have to say what the heck. That is when things started getting easier.” Smiling, Mégane looked at me finishing her story with a gleam of confidence in her deep blue eyes, “Now, I realize it doesn’t matter anymore. I am here doing my best.”

[To hear a snippet from our conversation, click on the audio link below.]  

J’ai rencontré Mégane, une native de Gien en France, dans un café lors d’un après-midi d’hiver. Nous nous sommes assises pour discuter de son expérience professionnelle aux Etats-Unis.Composer avec cette culture de réseautage, omniprésente aux Etats-Unis, n’a clairement pas été une tâche facile pour elle. Dans notre série « Travailler à l’étranger », Mégane nous offre un regard inédit sur son parcours professionnel aux Etats-Unis.

 « Les évènements commençaient généralement à 19h. L’invitation indiquait de s’y rendre pour 18h afin d’avoir le temps de prendre un verre et de discuter avec les autres invités. Je me présentais vers 18h45 ou 18h50 pour être sûre de ne pas avoir trop de temps libre et de devoir parler à des gens que je ne connaissais pas » dit-elle en riant. « Ce n’est pas toujours facile de devoir aller vers les autres et de se présenter « Salut, je m’appelle Mégane, je suis sympa, et voilà ce que je fais. Et toi ? »  Surtout quand on ne connaît personne et qu’on ne se sent pas assez légitime. »

Mégane vient juste de finir sa première année au Consulat Général de France à Chicago. Elle ne connaissait pas le concept de réseautage avant son expérience ici, mais c’est devenu une composante majeure de son travail.

 France vs. aux Etats-Unis

Quelle est la plus grande différence de travail aux États-Unis?

Le réseautage, ou networking, n’est pas très courant dans la culture professionnelle Française. Nous n’avons pas été formés pour cela d’exercice à l’école. On n’a donc pas vraiment l’habitude de pratiquer, contrairement aux Américains. Ils ont l’habitude d’échanger entre eux, de se présenter à des inconnus, et de se vendre. Donc, ils sont meilleurs que nous pour ce type d’exercice.

Comment?

Par exemple, prends quelque chose d’aussi simple que de faire une présentation, faite par un Français et par un Américain. Le Français fera quelque chose d’ennuyant. Il aura tendance à utiliser un PowerPoint et de lire ses diapos. L’Américain quant à lui va te raconter une histoire, il te regarde directement lors de son discours. Tu te demandes parfois « où est-ce qu’il veut aller avec son histoire » jusqu’à ce qu’il connecte l’histoire qu’il raconte avec son expérience et le sujet en question. Il sera beaucoup plus participatif avec le public. De la même manière qu’il fait du networking.

Les événements de réseautage sont très populaires en aux États-Unis. Avez-vous en France?

Il y en a mais pas beaucoup. La France n’a pas de structure qu organize des évènements pour networker, telles que les chambres de commerce ou associations. C’est comme ça que les gens trouvent emplois, ce qui ne serait pas vraiment le cas en France.

Comment trouvez-vous un emploi en France?

En France, ç’est plus difficile. Soit tu envoies 140 emails pour postuler à des offres d’emploi, ce que j’ai fait, soit tu utilises les relations de ta famille ou de tes amis. C’est probablement pour cette raison que j’ai l’impression de m’appuyer davantage sur mes diplômes que sur ma personnalité lorsque je dois me « vendre » en France. Les diplômes sont moins importants aux Etats-Unis.

Comment apprendre à réseautert’a changé?

La façon dont j’interagis avec les autres a changé. C’est ce que m’a dit ma famille et mes amis lorsque je suis rentrée en France pour les voir. Je me sens plus à l’aise maintenant pour me présenter à des inconnus et échanger avec des personnes que je ne connais pas. Je pense que j’ai beaucoup appris grâce à ces évènements qui m’ont permis de grandir personnellement.

 Quelles leçons as-tu apprises?

J’espère que mon expérience et mes réflexions pourront être utiles pour les français et autres non-américains qui souhaitent acquérir ces compétences en networking, ou qui doivent faire face à cette activité qui peut être parfois exigeante. Après avoir travaillé pendant un an aux Etats-Unis, voici quelques éléments que j’ai appris sur le networking:

  1.           Il est plus facile d’aller à ces évènements lorsque tu as quelqu’un avec toi dans la salle, même si tu ne parles pas forcément avec elle/lui dans la soirée. C’est rassurant d’avoir quelqu’un que l’on connait au cas où.
  2.          Aller régulièrement à ce type d’évènements rends la démarche plus facile et te fais gagner en confiance. Ce que je me dis avant d’y aller : « Quel est le pire qui pourrait arriver de toute façon ? »
  3.           La langue n’est pas une barrière aussi importante que tu pourrais imaginer. Les américains sont généralement très compréhensifs si l’anglais n’est pas ta langue maternelle
  4.           Le plus important étant : Profites-en!

La fin

 « Lorsqu’ai j’ai débuté à ce poste, j’avais peur que les personnes m’ignorent, qu’ils pensent que je sois trop jeune, ou de me retrouver seule à ces évènements. Au bout d’un moment, tu dois te dire « Peu importe ». C’est à partir de là que les choses deviennent plus faciles. Mégane me sourit alors qu’elle finit de me raconter son histoire, avec un éclat de confiance dans ses yeux bleus « Maintenant, je réalise que ça n’a plus vraiment d’importance car je suis ici pour faire de mon mieux. »

[Pour écouter un extrait de notre conversation, cliques sur le lien ci-dessous.]

Listen in on our discussion describing the job hunting process in France